• Chants thèmes "ANIMAUX"ou"Nature"

     

    ANIMAUX

    Béart Guy -La dame au petit chien- ♪ L'âne- LES ÉLÉPHANTS

    Claude Nougaro-Le chat- La Chienne- Le petit taureau- La Maîtresse

    Didier Barbelivien- La Chienne Vendeenne -

    Francis Cabrel-  la corrida

    Georges Brassens- Le petit cheval

    Jacques Brel- Le Lion - 

    Henri Tachan -Les animaux du zoo d'Vincennes- Manolete- Les Mulets -Le grand méchant loup

     Michel Buhler - Les Poissons Sont Des Cons

    Pierre Perret- Le lièvre et la tortue en argot

    Serge RégianiLes Loups Sont Entrés Dans Paris

     

    "Nature"

     Béart Guy -L'eau vive -

    Georges Brassens- L'amandier -Les lilas -Dans l'eau de la claire fontaine -La marguerite -Le grand chêne

    Georges Moustaki- Il y avait un jardin

    Georges Chelon- Morte saison

    Jean Ferrat -La montagne  

    Léo Ferré- C'est l'printemps 

    François Béranger- Dans Les Arbres

    yves montand- Les feuilles mortes

  •                                  Francis cabrel

    Depuis le temps que je patiente
    Dans cette chambre noire
    J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
    Au bout du couloir;
    Quelqu'un a touché le verrou
    Et j'ai plongé vers le grand jour
    J'ai vu les fanfares, les barrières
    Et les gens autour

    Dans les premiers moments j'ai cru
    Qu'il fallait seulement se défendre
    Mais cette place est sans issue
    Je commence à comprendre
    Ils ont refermé derrière moi
    Ils ont eu peur que je recule
    Je vais bien finir par l'avoir
    Cette danseuse ridicule...

    Est-ce que ce monde est sérieux?

    Andalousie je me souviens
    Les prairies bordées de cactus
    Je ne vais pas trembler devant
    Ce pantin, ce minus!
    Je vais l'attrapper, lui et son chapeau
    Les faire tourner comme un soleil
    Ce soir la femme du torero
    Dormira sur ses deux oreilles

    Est-ce que ce monde est sérieux?

    J'en ai poursuivi des fantômes
    Presque touché leurs ballerines
    Ils ont frappé fort dans mon cou
    Pour que je m'incline
    Ils sortent d'où ces acrobates
    Avec leurs costumes de papier?
    J'ai jamais appris à me battre
    Contres des poupées

    Sentir le sable sous ma tête
    C'est fou comme ça peut faire du bien
    J'ai prié pour que tout s'arrête
    Andalousie je me souviens
    Je les entends rire comme je râle
    Je les vois danser comme je succombe
    Je ne pensais pas qu'on puisse autant
    S'amuser autour d'une tombe

    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?...

    Si, si hombre, hombre
    Baila baila
    Hay que bailar de nuevo
    Y mataremos otros
    Otras vidas, otros toros
    Y mataremos otros
    Venga, venga
    Venga, venga a bailar...


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  •                                                                   François béranger

    Des jours entiers dans les arbres
    Pieds dans la terre, tête dans le ciel
    Vivant sur le plus haut d'entre eux
    Accroché à son tronc rugueux
    Je chevauche la bête centenaire
    En regardant les nuages passer     

    Des jours entiers dans les arbres
    A écouter le temps passer

    Mes voisins sont des nains géants
    Emigrés des forêts du Rhin
    Les autres tous gris et tous noirs
    Viennent des grands arbres du Congo
    Les grands d'acier et de fureur
    S'épuisent contre des dieux anciens
    Les petits font pour les calmer
    En riant des cris d'oiseaux


    Un vieux pygmée tout déplumé
    Me prend la tête à deux mains
    Et me chuchote en souriant
    Sa vérité innocente
    Tu es bien plus petit que moi
    Et bien plus grand que les géants
    Libère-toi du désespoir
    Evite les mirages de l'espoir

    Vers le soir les géants se calment
    En fumant des herbes magiques
    Qui font les étoiles plus brillantes
    Et moi un peu mélancolique
    Une géante toujours enceinte
    Me prête son bâton phallique
    Pour briser l'armure de la nuit
    Et entrer dans le lit des rêves

    Demain un avion migrateur
    Tissera dans le ciel un sillage
    Ligne blanche sur papier d'azur
    Pour vous dessiner un message


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  •                                Le grand méchant loup - Henri Tachan

    Le loup, depuis toujours, a eu le mauvais rôle.
    Sous son grand manteau noir, il ricane, le drôle.
    C'est le vilain Apache, le sanguinair'e Sioux,
    C'est l'esquinteur d'enfants, c'est le grand méchant loup.

    Pauvres hommes, pauvres pommes, pauvres Américains,
    Combien de visages pâles et combien d'Indiens ?

    Les trois petits cochons, tout au fond de leur planque,
    Entassaient leurs millions (y avait pas encor'e d'banque)
    Lorsque surgit, vengeur, le drapeau noir en main,
    Notre Arsène Lupus, notre Arsène Loupin.

    Pauvres hommes, pauvres pommes, pauvres marchands de grains,
    Combien d'Oncle Picsou et combien de Mandrin ?

    L'agnelet dodu buvait dans l'onde pure,
    Cachant dessous sa laine une tendre nourriture.
    Le loup, en salivant, lui dit : « Mon pauvre agneau :
    Même Jean de la Fontaine raffolait du gigot. »

    Pauvres hommes, pauvres pommes, pauvres suceurs de sang,
    Combien de cannibales, combien de non-violents ?

    Le Petit Chaperon rouge, déjà fieffée salope,
    Avec son p'tit pot d'beurre et sa petite culotte,
    A dit à l'animal : « Tu viens chez moi, mon loup ? »
    A une pareille invite, qui refuse, qui de vous ?

    Pauvres hommes, pauvres pommes, pauvre triste tapin,
    Combien reste-t-il d'anges et combien de putains ?

    Le loup, sur son chemin de jeûne et de misère,
    Explique à un beau chien, bien luisant, bien prospère,
    A la vue de la chaîne accrochée à son cou :
    « A toi la vie de chien, à moi la mort du loup. »

    Pauvres hommes, pauvres pommes, pauvres caniches nains,
    Combien y a-t-il d'esclaves et combien de mutins ?

    Ne mêlez plus le loup à vos sales histoires.
    Vos contes, vos dictons, c'est de la merde à boire
    Et si la faim, elle fait sortir le loup du bois,
    Vos guerres vous font sortir de partout à la fois.

    Pauvres mecs, pauv' blancs-becs, pauvres tristes filous,
    Combien reste-t-il d'hommes, dites-moi, et de loups ?


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  •                                           C'est l'printemps -Léo Ferré

    Y'a la nature qu'est tout en sueur
    Dans les hectares y'a du bonheur

    C'est l'printemps

    Y'a des lilas qu'ont même plus le temps
    De se faire tout mauves ou bien tout blancs

    C'est l'printemps

    Y'a du blé qui se fait du mouron
    Les oiseaux eux ils disent pas non

    C'est l'printemps

    Y'a nos chagrins qu'ont des couleurs
    Y'a même du printemps chez le malheur

    Y'a la mer qui se prend pour Monet
    Ou pour Gauguin ou pour Manet

    C'est l'printemps

    Y'a des nuages qui n'ont plus de quoi
    On dirait de la barbe à papa

    C'est l'printemps

    Y'a le vent du nord qu'a pris l'accent
    Avec Mistral il passe son temps

    C'est l'printemps

    Y'a la pluie qu'est passée chez Dior
    Pour se payer le modèle Soleil d'Or

    Y'a la route qui se fait nationale
    Et des fourmis qui se font la malle

    C'est l'printemps

    Y'a de la luzerne au fond des lits
    Et puis le faucheur qui lui sourit

    C'est l'printemps

    Y'a des souris qui se font les dents
    Sur les matous par conséquent

    C'est l'printemps

    Y'a des voix d'or dans un seul cri
    C'est la Sixtine qui sort la nuit…

    Y'a la nature qui se tape un bol
    À la santé du rossignol

    C'est l'printemps

    Y'a le beaujolais qui la ramène
    Et Mimi qui se prend pour Carmen

    C'est l'printemps

    Y'a l'île Saint-Louis qui rentre en Seine
    Et puis Paris qui s'y promène

    C'est l'printemps

    Y'a l'été qui se pointe dans la rue
    Et des ballots qui n'ont pas vu

    Que c'était l'printemps…


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  •                                       yves montand- les feuilles mortes

     

    Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis.
    En ce temps-là la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

     

    C'est une chanson qui nous ressemble.
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous les deux ensemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

     

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie.
    Je t'aimais tant, tu étais si jolie.
    Comment veux-tu que je t'oublie ?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais,
    Toujours, toujours je l'entendrai !


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