• Chants thème "Femmes ou Enfants..."

    Femmes

    Anne sylvestre  -La femme du vent -Une sorcière comme les autres -Les dames de mon quartierJuste une femme 

    Brassens Georges - Pénélope ... -Les passantes... -Ballade des dames du temps jadis

    BARBARA- La Dame Brune 

    Bernard DIMEY -Mémère

    Claude Nougaro- Tout feu tout femme

    COLETTE RENARD -Les Nuits D'une Demoiselle 

    Eddy de Pretto- Mamere

    Guy Béart -Fille d'aujourd'hui 

    georgette lemaire- Vous étiez belle, Madame 

    Henri Tachan- « Ma mère »

     Jacques Brel -LES REMPARTS DE VARSOVIE

    la Compagnie Jolie Môme  -L’hymne des femmes (Hymne MLF)

    Léo Ferré -Jolie môme   

     Salvatore Adamo -MADEMOISELLE, ATTENDEZ

    (Hors ligne)

     

    Enfants

    Guy Béart- Les enfants sages

    Henri TachanLes enfants Pas d'enfant -La marche funèbre des enfants morts dans l'année 

    Jacques Brel- Un Enfant -

    Pierre Perret- Les enfants d'là-bas

    Yves Duteil- Prendre un enfant

  •                                          Anne sylvestre

    Petit monsieur, petit costard
    Petite bedaine
    Petite sal'té dans le regard
    Petite fredaine
    Petite poussée dans les coins
    Sourire salace
    Petites ventouses au bout des mains
    Comme des limaces
    Petite crasse

    Il y peut rien si elles ont des seins
    Quoi, il est pas un assassin
    Il veut simplement apprécier
    C'que la nature met sous son nez

    Mais c'est pas grave
    C'est juste une femme
    C'est juste une femme à saloper
    Juste une femme à dévaluer
    J'pense pas qu'on doive
    S'en inquiéter
    C'est pas un drame
    C'est juste une femme

    Petit ami, petit patron
    Petite pointure
    Petit pouvoir, p'tit chefaillon
    Petite ordure
    Petit voisin, p'tit professeur
    Mains baladeuses
    Petit curé, petit docteur
    Paroles visqueuses
    Entremetteuses

    Il y peut rien si ça l'excite
    Et qu'est-ce qu'elle a cette hypocrite?
    Elle devrait se sentir flattée
    Qu'on s'intéresse à sa beauté

    Mais c'est pas grave
    C'est juste une femme
    C'est juste une femme à humilier
    Juste une femme à dilapider
    J'pense pas qu'on doive
    S'en offusquer
    C'est pas un drame
    C'est juste une femme

    Petit mari, petit soupçon
    P'tite incartade
    Petite plaisant'rie de salon
    P'tite rigolade
    Fermer les yeux, on n'a rien vu
    Petite souffrance
    Et trembler qu'une fois de plus
    Il recommence
    Inconvenance

    Quoi si on peut plus plaisanter
    On n'a plus qu'à s'la faire couper
    Non c'est vrai, il est pas un monstre
    Et c'est l'épouse qui prend la honte

    Mais c'est pas grave
    C'est juste une femme
    C'est juste une femme à bafouer
    Juste une femme à désespérer
    J'pense pas qu'on doive
    S'en séparer
    C'est pas un drame
    C'est juste une femme

    Mais dès qu'une femme
    Messieurs mesdames
    Est traitée comme un paillasson
    Et quelle que soit la façon
    Quelle que soit la femme
    Dites-vous qu'il y a mort d'âme

    C'est pas un drame
    Juste des femmes


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  •                       Henri Tachan

    Ma mère,
    Pourquoi ne m’as-tu jamais donné
    Le câlin chaud, le gros baiser
    Qui vient du fin fond des entrailles?
    Pourquoi, d’un air paisible et doux,
    N’as-tu pas demandé au loup,
    Au croquemitaine, qu’ils s’en aillent?
    Tu sais, je me r’trouve aujourd’hui,
    A trent’ -sept ans, toutes les nuits,
    Encore privé de tes caresses,
    J’ai pas d’mandé à voir le jour
    C’est les parents qui font l’amour
    Et les mères qui font les grossesses...

    Ma mère,
    Tu ne m’as sûr’ment pas voulu
    Mais j’étais là, fragile et nu,
    Les bras tendus comme des branches,
    Un enfant a besoin de tout,
    De feuilles mortes et de toutous,
    Et de tendresse et de dimanches...
    Ah! ces dimanches, auprès de toi,
    A mon retour de l’internat,
    - Dieu! Que la semaine était lente -
    J’aurais voulu que tu me serres
    Tout contre toi, tu sais, ma mère,
    Et qu’on rie tous deux, et qu’on chante!

    Ma mère,
    Comm’ d’autr’s, tu avais tes problèmes,
    Ça doit pas empêcher qu’on s’aime,
    Qu’on ait de l’amour à revendre,
    De l’amour, j’en avais des tonnes
    Bloquées au niveau du sternum,
    Et puis des envies de me pendre
    Tu sais, je me r’trouve aujourd’hui
    Devant les gens, devant la vie,
    Recroquevillé dans ma peur,
    Er quand on s’rencontre un instant,
    On parl’ de la pluie et du temps
    Avec, entre nous, la pudeur!

    Ma mère, Si j’ai fait cett’ petit’ chanson
    C’est que ça ne tournait pas rond
    Dans ma poitrine, c’est que je t’aime,
    Le prochain jour que l’on se voit
    Approche-toi plus près de moi :
    Tu sais, je ne mords pas quand même...
    Il nous reste si peu de temps
    Pour rattraper les heures d’antan,
    Avant que la mort ne nous prenne,
    Pourquoi ne pas boire tous les deux
    Là où boivent les gens heureux,
    Ensemble à la même fontaine?

    Pourquoi ne pas boire tous les deux
    Là où boivent les gens heureux,
    Ensemble à la même fontaine?


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  •                                           Eddy de Pretto

    Sais-tu ce que tu as fait ? 
    Mamere Mamere 
    Tu m’as rendu fort avare 

    Mamere Mamere 
    Mes émotions sont en pack 
    Mamere Mamere
    Et tu les castres sans que tu saches
    Mamere Mamere
    À force de rien laisser paraître
    Mamere Mamere
    Bah tu les as même mis en cage
    Mamere Mamere
    À coups de clés bien trop discrètes
    Mamere Mamere
    Qui n’enferment que ta forte face
    Mamere Mamere
    Dis-moi ce que tu as fait
    Mamere Mamere
    De ce que je ne sais défaire
    Mamere Mamere
    De tous ces petits nœuds trop graves
    Mamere Mamere
    Qui me pèsent le cœur kilogramme
    Mamere Mamere
    Promis un jour je serai moins laid
    Mamere Mamere
    Si seulement j’avais bu ton lait
    Mamere Mamere
    Peut-être m’aurait-il fait des lacs
    Mamere Mamere
    De larmes et de baisers en vrac
    Mamere Mamere

    Dis-moi ce que tu as fait
    Mamere Mamere
    Tu m’as rendu moins bavard
    Mamere Mamere
    T’as fait de mes élans des impasses
    Mamere Mamere
    Devant l’amour je suis ignare
    Mamere Mamere
    Cette sensation d’être tout bizarre
    Mamere Mamere
    Face à ces gens aux bras ouverts
    Mamere Mamere
    Qui me foutent le ventre en tache
    Mamere Mamere
    Et qui me sèment un grand bazar
    Mamere Mamere

    Dis-moi ce que tu as fait
    Mamere Mamere
    Pour que je reste dur comme fer
    Mamere Mamere
    Avec ce cœur figé de laque
    Mamere Mamere
    Mais est-ce à cause de tes impacts ?
    Mamere Mamere
    Ou peut-être de tes défaites ?
    Mamere Mamere
    Dont t’as perdu le mot de passe
    Mamere Mamere
    Avec tes restes de colère
    Mamere Mamere
    Que tu m’as posé dans mon sac
    Mamere Mamere
    Je garde tout près du thorax
    Mamerde Mamerde
    Et je me guinde comme un gang
    Mamerde Mamerde
    Pour me protéger de tes crasses
    Mamerde Mamerde
    Qui me reviennent comme des boomerangs
    Mamerde Mamerde
    Promis un jour je saurai le faire
    Mamere Mamere
    Te dire ô combien, sans se taire
    Mamere Mamere
    Mais pour l’instant je fais le fier
    Mamere Mamere
    Imperméable comme ton grand air
    Mamere Mamere
    Promis un jour je saurai le faire
    Mamere Mamere
    Te dire ô combien, sans se taire
    Mamere Mamere
    Mais pour l’instant je fais le fier
    Mamere Mamere
    Imperméable comme ton grand air
    Mamere Mamere

    Non, non
    Relève-toi et attends
    Ta relève est là
    Console la peine que tu gardes en toi
    T’es plus trop belle quand t’es au plus bas
    Non, non
    Oublions tout et attends
    Tu ne tiens plus debout
    Retrouve ta fougue et tous tes bijoux
    Tu brilles de mille feux quand t’es pas à genoux

    Mabelle Mabelle [x7]
    Promis un jour j’y arriverai
    Mamere Mamere [x7]
    Promis un jour j’y arriverai
    Mamere Mamere
    À te regarder tout simplement
    Mamere Mamere
    Sans en vouloir à terre entière
    Mamere Mamere
    Un jour je t’appellerai Maman

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  •                                           Salvatore Adamo

    MADEMOISELLE, ATTENDEZ

    Mademoiselle, attendez
    Vous emportez mon coeur
    Dans votre sac à main
    Et si vous le gardez
    Vous ferez son bonheur
    Et plus encore le mien
    Est–ce l'amour, est–ce l'été
    Qui se promène à vos côtés

    Un sourire ingénu,
    Noyé dans la cohue d'un aéroport
    Ou d'une gare de banlieue
    Qui devienne en ces lieux mon île au trésor
    Le parfum étrange
    D'un démon ou d'un ange
    Me fait tourner la tête
    Et le ciel s'entrouvre
    Soudain, je me découvre
    Une âme de poète
    Elle est si belle, que je chancelle

    Mademoiselle, attendez
    Vous emportez mon coeur
    Dans votre sac à main
    Et si vous le gardez
    Vous ferez son bonheur
    Et plus encore le mien
    Est–ce l'amour, est–ce l'été
    Qui se promène à vos côtés

    Boulevard Saint Germain,
    Je la retrouve enfin
    Ou du moins, elle lui ressemble
    Ces cheveux sont plus blonds
    Peut–être un peu plus longs
    Mais c'est une question d'angle
    Elle s'attarde, elle me regarde

    Mademoiselle, attendez
    Vous emportez mon coeur
    Dans votre sac à main

    Qui bondit hors du sac à main
    Qui ça? Un gros mari herculéen
    Ma, ma, mademoiselle, attendez
    J'avais cru voir mon coeur
    Dans votre sac à main
    Mademoiselle, excusez
    Ce n'était qu'une erreur
    Je passe mon chemin. 


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  •                              Guy Béart

    Les enfants sages 
    Vont en voyage 
    Tous les jeudis dans les livres d'images 
    Ils s'aventurent 
    Dans les gravures 
    Autant que dans les pots de confitures 
     
    Il n'y a pas d'âge 
    Pour l'équipage 
    Les parents suivent leurs vagabondages 
    Pères sévères, 
    Mères si fières 
    Sont menés de bateaux en montgolfières 

    On part en chasse 
    Vers les espaces 
     
    Où les hippopotames se prélassent 
    Où se faufilent 
    Les crocodiles 
    Les voici tous livrés à domicile 
     
    Où dans les criques 
    Des Amériques 
    On cherche encore les trésors chimériques 
    Les vieux corsaires 
    Sont nécessaires 
    Autant que les gâteaux d'anniversaire 

    L'Ouest est sauvage 
    À chaque page 
    On se bat proprement sans bavardage 
    Quand il s'évade 
    Loin des ruades 
    Le shérif goûte un peu de marmelade 
     

    Les demoiselles 
    Qui sont plus frêles 
    Aiment plutôt les récits en dentelles 
    Les héroïnes 
    De la divine 
    Comtesse de Ségur, née Rostopchine 

    Les enfants sages 
    Vont en voyage 
    Tous les jeudis dans les livres d'images 
    Ils s'aventurent 
    Dans les gravures 
    Autant que dans les pots de confitures


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  •                              Georgette Lemaire    

     

    Vous étiez belle, Madame

    Vous étiez belle, Madame,
    Quand je vous ai vue ce jour-là,
    Vous étiez belle, Madame,
    Lorsque vous marchiez à son bras,
    Vous étiez si bien habillée,
    Vous étiez si bien maquillée,
    Que je n'ai pas pu m'empêcher
    De vous envier
     
    Vous étiez belle, Madame,
    Et lui semblait très fier de vous,
    Vous étiez belle, Madame,
    Et je pensais, je vous l'avoue,
    Que je ne pourrais plus jamais
    Reprendre l'homme que j'aimais
    Parce que la vie de tous les jours,
    Ça tue l'amour
    ~ ~ ~
    Vous étiez belle, Madame,
    Quand je vous ai vue ce jour-là,
    Vous étiez belle, Madame,
    Mais au fond je ne vous en veux pas
    Puisqu'il est beau et qu'il vous plaît,
    Profitez-en si vous voulez,
    Moi je sais bien que vous n'allez
    Pas le garder
     
    Elles étaient belles, Madame,
    Celles qui l'ont connu avant vous,
    Belles comme vous l'êtes, Madame,
    Mais croyez-moi, ce n'est pas tout
    Moi, j'ai partagé avec lui
    Autant de joies que de soucis,
    Vous comprendrez peut-être un jour,
    C'est ça l'amour
    ~ ~ ~
    Vous étiez belle, Madame,
    Mais quand il se lassera un jour
    De cette histoire, Madame,
    Alors cette fois, comme toujours,
    Il reviendra et je ferai
    Semblant de croire en ses regrets,
    La vie continuera pour nous
    Et voilà tout...
                                      

    Musique : Jean-Jacques Debout
    Paroles : Pascal Sevran
     

    En anglais

    You were beautiful, Madame

    You were beautiful, Madame,
    When I saw you that day,
    You were beautiful, Madame,
    When you walked arm in arm with him,
    You were so nicely dressed,
    You were so nicely made up,
    That I could not stop myself
    From envying you
     
    You were beautiful, Madame,
    And he seemed so proud of you,
    You were beautiful, Madame,
    And I thought, I will admit,
    That I will never again be able
    To take back the man I love
    Because the everyday life
    Is what kills love
     
    You were beautiful, Madame,
    When I saw you that day,
    You were beautiful, Madame,
    But deep down I am not angry at you
    Because he is handsome and you like him,
    Profit from it if you want to,
    I know well that you are not going to
    Keep him
     
    They were beautiful, Madame,
    Those who knew him before you,
    Beautiful like you are, Madame,
    But believe me, that's not everything
    I have shared with him
    As many joys as worries,
    And maybe you will understand someday
    That that is what love is
     
    You were beautiful, Madame,
    But when he will let go one day
    Of this story, Madame,
    Then that time, like always,
    He will come back and I will pretend
    That I believe in his regrets,
    And life will continue for us,
    And that is all...

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  •                                Pierre Perret

    Les enfants d'là-bas

    Aux enfants d' là-bas
    On ne leur dit pas
    Tiens-toi droit à table
    Bois ton bol de lait
    Mange tes céréales
    Et range tes jouets
    Aux enfants d' là-bas
    On n' leur dit jamais
    Va brosser tes dents
    Termine tes devoirs
    Eteins la lumière
    Ne te couch' pas trop tard
    Les enfants d' là-bas
    N'ont dans la case du village
    Ni lumière ni jouets
    Ni de câlin au coucher
    Aux enfants d' là-bas
    On ne leur dit pas
    De manger lent' ment
    De bien mastiquer
    Car lent' ment ou pas
    Y a rien à manger
    Personne ne leur dit
    De prend' des vitamines
    Pour avoir bonne mine
    Et quotidienn' ment
    Cinq légumes ou fruits
    Qui soient tous différents
    Aux enfants d' là-bas
    On n' leur a jamais d' mandé
    D'envoyer dans le ciel
    Une lettre au père Noël
    Ces enfants d' là-bas
    Qu'on ne cajole pas
    Ils font pas les fiers
    Ils sont très mignons
    Ils dorment par terre
    Avec les scorpions
    Quand ces enfants-là
    S'en vont à l'école
    Non ils n'apprennent pas
    A surfer sur le net
    La règle de trois
    Ni le cours des planètes
    Ce qu'apprend le prof
    A ces p' tits homm 's de huit ans
    C'est d' savoir simplement
    Tenir une kalachnikov
    Les enfants d' là-bas
    On n' les oublie pas
    On les plaint surtout
    Quand les journaux en causent
    On pleure un p' tit coup
    Et on passe à aut' chose
    On n' peut plus compter
    Toutes les calamités
    On a l'effet d' serre
    Les tremblements de terre
    Y a les tsunamis
    La star académie
    Les curés violeurs
    Le sida ravageur
    Tout l' monde veut sauver
    Les oiseaux goudronnés
    Les phoques massacrés
    La banquise éclatée
    Alors les enfants
    Bon sang soyez patients
    Vous n'êtes pas les seuls
    A vouloir des parents
    Allons les enfants
    Y a pas qu' vous sur les rangs
    Allons les enfants (bis ad-lib)


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  •                                        Jacques Brel

    Un enfant
    Ça vous décroche un rêve
    Ça le porte à ses lèvres
    Et ça part en chantant
    Un enfant
    Avec un peu de chance
    Ça entend le silence
    Et ça pleure des diamants
    Et ça rit à n'en savoir que faire
    Et ça pleure en nous voyant pleurer
    Ça s'endort de l'or sous les paupières
    Et ça dort pour mieux nous faire rêver

    Un enfant
    Ça écoute le merle
    Qui dépose ses perles
    Sur la portée du vent
    Un enfant
    C'est le dernier poète
    D'un monde qui s'entête
    A vouloir devenir grand
    Et ça demande si les nuages ont des ailes
    Et ça s'inquiète d'une neige tombée
    Et ça croit que nous sommes fidèles
    Et ça se doute qu'il n'y a plus de fées

    Mais un enfant
    Et nous fuyons l'enfance
    Un enfant
    Et nous voilà passants
    Un enfant
    Et nous voilà patience
    Un enfant
    Et nous voilà passés


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  •                                   Yves Duteil

    Prendre un enfant par la main 
    Prendre un enfant par la main
    Pour l'emmener vers demain
    Pour lui donner la confiance en son pas
    Prendre un enfant pour un roi

    Prendre un enfant dans ses bras
    Et pour la première fois
    Sécher ses larmes en étouffant de joie
    Prendre un enfant dans ses bras

    Prendre un enfant par le cœur
    Pour soulager ses malheurs
    Tout doucement sans parler sans pudeur
    Prendre un enfant sur son cœur

    Prendre un enfant dans ses bras
    Mais pour la première fois
    Verser des larmes en étouffant sa joie
    Prendre un enfant contre soi

    dou, dou, dou, dou...

    Prendre un enfant par la main
    Et lui chanter des refrains
    Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour
    Prendre un enfant par l'amour

    Prendre un enfant comme il vient
    Et consoler ses chagrins
    Vivre sa vie des années et soudain
    Prendre un enfant par la main

    En regardant tout au bout du chemin
    Prendre un enfant pour le sien


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  • Paroles et musique :Henri Tachan
    
    
    Elle est plus triste que celle de Frédéric Chopin.
    On l'entend pas dans les églises, l'dimanche matin.
    Sa voix est lancinante comme celle d'un nouveau-né,
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    Elle n'est pas mélodieuse, elle n'est pas sérénade.
    Elle ne sera jamais classée au Hit Parade.
    Personne ne la retient. Elle ne fait pas danser,
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    On la joue humblement, sans tambours ni trompettes.
    Aux quatorze juillets, elle n'est pas de la fête.
    Son cri est inconnu de toutes les armées,
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    Eh ! Vous les pères lapins aux bruyantes marmailles,
    La chair de votre chair n'est que chair à mitraille.
    Ecoutez donc cet air quand vous forniquez,
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    Le temps de mettre bas bêtement, c'est fini.
    Les vrais parents sont ceux qu'un petit a choisis,
    Un petit qui appelle « Au secours, s'il vous plaît. »
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    Messieurs les Présidents, du haut de vos tribunes
    Où coulent vos harangues et le sang à la une,
    Il me semble qu'en sourdine, c'est vous qui entonnez
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    Ô gens de gauche de nulle part, ô, gens de droite,
    Adultes charitables, esprits forts et coeurs moites,
    Oyez dans votre orchestre cet air désaccordé :
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.
    
    Elle est plus triste que celle de Frédéric Chopin.
    On l'entend pas dans les églises l'dimanche matin.
    Sa voix est lancinante comme celle d'un nouveau-né,
    La marche funèbre des enfants morts dans l'année.

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