• Chants thèmes "Les Vieux"ou "la Mort"

    Les Vieux

    Bernard HAILLANT -Le jour où nous serons vieux

    François Béranger- Le Vieux

    Georges Brassens- Le vieux Normand

    Henri TACHAN - "Pas vieillir , pas mourir"

    Jacques Brel-  Vieillir

    Serge Reggiani- ♪ La Vieillesse ♪  

     

     

    La Mort

    Félix Leclerc- les Escaliers devant

    Georges Brassens  -Mourir pour des idées -Pauvre Martin-  Bonhomme- Le

    fantôme- Supplique Pour être Enterré Sur Une Plage De Sète-Les

    Funérailles D'antan - "Le Testament"-  L'ancêtre

    Gilbert Bécaud -l'Enterrement de Cornélius»-Quand il est mort, le poète-

    Guy Béart -  Hôtel-Dieu  - au bout du chemin-Mourir en vacances- « Cercueil à

    roulettes »

    Henri Tachan- C'est drôle un mort 

    Jacques Brel- Voir un ami pleurer - Jojo

     Jean-Pierre Ferland-«les Noces d'or»

     Léo Ferrer- Ne chantez pas la mort 

    Michel Rivard- Oh! Petits enfants...

  •  

     Le Vieux par François Béranger

    Combien d'entre nous ont vu
    Le vieux qui passe dans la rue
    Épouvantail tout gris
    Que la cité a exclu
    La rue et les gens et le monde
    Vont bien trop vite pour lui
    Dans ses yeux absents d'enfant
    Ne passe que l'effroi du temps

    Pour descendre et remonter
    Six étages d'escaliers
    Il faut l'éternité
    Quelle faute a-t-il pu commettre
    Le vieux tout gris qui traîne
    Ses vieux membres rassis ?

    Combien d'entre nous ont fait
    Quoi que ce soit de palpable
    Un geste, un mot, un sourire
    Pour le raccrocher à nous ?                                                                                               La vieillesse nous fait frémir                                                                                         On ne veut pas croire au pire                                                                                           Nos yeux ne retiennent d'elle                                                                                   Qu'une image irréelle 


    Mon vieux à moi, tous les mois
    Va à tout petits pas
    Empocher sa pension
    Il se ménage au retour
    Un détour insolite
    Chez le glacier du coin

    Quand je serai vieux et tout seul
    Demain ou après demain
    Je voudrais comme celui-là,
    Au moins une fois par mois
    Avec mes sous, si j'en ai
    M'acheter une glace à deux boules
    Et rêver sur leur saveur
    A un monde rempli d'enfants

    Mais peut-être que pour nous
    Nous les vieux de demain
    La vie aura changé
    En s'y prenant maintenant
    Nous-mêmes et sans attendre
    A refaire le présent

    Je donne à ceux qui sourient
    Et qu'ont bien l'droit de sourire
    Rendez-vous dans vingt, trente ans,
    Pour reparler du bon temps.


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  •                                         Georges Brassens

    Notre voisin l’ancêtre était un fier galant
    qui n’emmerdait personne avec sa barbe blanche,
    et quand le bruit courut qu’ ses jours étaient comptés,
    on s’en fut à l’hospice afin de l’assister.
     
    On avait emporté les guitares avec nous
    car devant la musique, il tombait à genoux,
    excepté toutefois les marches militaires
    qu’il écoutait en se tapant le cul par terre. (bis)
     
    Émules de Django, disciples de Crolla,
    toute la fine fleur des cordes était là
    pour offrir à l’ancêtre, en signe d’affection,
    en guise de viatique, une ultime audition. (bis)
     
    Hélas ! les carabins ne les ont pas reçus
    les guitares sont restés à la porte cochère,
    et le dernier concert de l’ancêtre déçu
    ce fut un pot-pourri de cantiques, peu-chère !
     
    Quand nous serons ancêtres
    du côté de Bicêtre.
    pas de musique d’orgue, oh ! non,
    pas de chants liturgiques
    pour qui avale sa chique,
    mais des guitares, cré nom de nom ! (bis)
     
    On avait aporté quelques litres aussi,
    car le bonhomme avait le fièvre de Bercy
    et les soirs de nouba, parole de tavernier,
    à rouler sous la table il était le dernier. (bis)
     
    Saumur, entre-deux-mers, beaujolais, marsala,
    toute la fine fleur de la vigne était là
    pour offrir a l’ancêtre, en signe d'affection,
    en guise de viatique, une ultime libation. (bis)
     
    Hélas ! les carabins ne les ont pas reçus
    les litres sont restés à la porte cochère,
    et le coup de l’étrier de l’ancêtre déçu
    ce fut un grand verre déau bénite, peuchère !
     
    Quand nous serons ancêtres,
    du côté de Bicêtre,
    ne nous faites pas boire, oh ! non,
    de ces eaux minérales,
    bénites ou lustrales,
    mais de bon vin, cré nom de nom ! (bis)
     
    On avait emmené les belles du quartier,
    Car l’ancêtre courait la gueuse volontiers.
    De sa main toujours leste et digne cependant
    il troussait les jupons par n'importe quel temps. (bis)
     
    Depuis Manon Lescaut depuis Dalila
    toute la fine fleur du beau sexe était là
    pour offrir a l’ancêtre, en signe d'affection,
    en guise de viatique, une ultime érection. (bis)
     
    Hélas ! les carabins ne les ont pas reçus
    les belles sont restés à la porte cochère,
    et le dernier froufrou de l’ancêtre déçu
    ce fut celui d’une robe de soeur, peuchère !
     
    Quand nous serons ancêtres,
    du côté de Bicêtre,
    pas d’enfants de Marie, oh ! non,
    Remplacez-nous les nonnes
    par des belles mignonnes
    et qui fument, cré nom de nom ! (bis)

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  •                                  Henri TACHAN "Pas vieillir , pas mourir"

    Je veux avoir le temps d´apprivoiser les mouches, 
    Je veux l´Eternité pour apprendre ta bouche, 
    Je veux voir les saisons minute par minute, 
    Brindille par brindille tout le bois de ma hutte. 
    Je veux, chaque seconde, connaître une habitude, 
    Comme un chien familier, comme la solitude, 
    Je veux me coucher là et n´être pas rentable, 
    Je veux vivre la vie d´une pierre, d´une table, 
    Sans suspense, sans destin, sans crainte, sans dénouement, 
    Je veux avoir le temps de perdre tout mon temps. 

    Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas mourir, je n´veux pas! 

    Je veux que tu sois belle et que tu brûles ailleurs, 
    Comme une bête en feu sans que j´aie ni douleur 
    Ni jalousie ni haine ni fierté pour rien, 
    Je ne veux plus, familles, votre orgueil sicilien, 
    Je veux avoir le temps de simplifier nos corps. 
    Cette fille qui passe, il me la faut encore, 

    Cet étranger te plaît mais c´est épidermique, 
    Je veux avoir le temps de comprendre cette musique, 
    Je veux avoir le temps de ne plus avoir mal, 
    Je veux avoir le temps d´être enfin animal. 

    Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas mourir, je n´veux pas! 

    Je veux des barricades qui servent à quelque chose, 
    Que près des immortelles, elles vivent, les roses, 
    Je veux que les enfants ne soient plus des victimes, 
    Qu´on raye des dictionnaires "bombarde", "tue", "assassine", 
    Je veux que la Raison n´ait plus droit de cité, 
    Qu´"intelligent", "malin" deviennent inusités, 
    Je veux avoir le temps de faire vingt ans de taule, 
    Cent ans de poésie, mille ans sur ton épaule, 
    Je veux avoir le temps de n'être ni vieux ni sage, 
    Je veux avoir le temps d´être l´idiot du village. 

    Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas mourir, je n´veux pas!


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  • "Le Testament" de Georges Brassens

    Je serai triste comme un saule
    Quand le Dieu qui partout me suit
    Me dira, la main sur l'épaule
    "Va-t'en voir là-haut si j'y suis"
    Alors, du ciel et de la terre
    Il me faudra faire mon deuil
    Est-il encor debout le chêne
    Ou le sapin de mon cercueil

    S'il faut aller au cimetière
    J'prendrai le chemin le plus long
    J'ferai la tombe buissonnière
    J'quitterai la vie à reculons
    Tant pis si les croqu'-morts me grondent
    Tant pis s'ils me croient fou à lier
    Je veux partir pour l'autre monde
    Par le chemin des écoliers

    Avant d'aller conter fleurette
    Aux belles âmes des damnées
    Je rêv' d'encore une amourette
    Je rêv' d'encor m'enjuponner
    Encore un' fois dire : "Je t'aime"
    Encore un' fois perdre le nord
    En effeuillant le chrysanthème
    Qui est la marguerite des morts

    Dieu veuill' que ma veuve s'alarme
    En enterrant son compagnon
    Et qu'pour lui fair' verser des larmes
    Il n'y ait pas besoin d'oignon
    Qu'elle prenne en secondes noces
    Un époux de mon acabit
    Il pourra profiter d'mes bottes
    Et d'mes pantoufl's et d'mes habits

    Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme
    Qu'il fum' ma pipe et mon tabac
    Mais que jamais - mort de mon âme
    Jamais il ne fouette mes chats
    Quoique je n'aie pas un atome
    Une ombre de méchanceté
    S'il fouett' mes chats, y'a un fantôme
    Qui viendra le persécuter

    Ici-gît une feuille morte
    Ici finit mon testament
    On a marque dessus ma porte
    "Fermé pour caus' d'enterrement"
    J'ai quitté la vie sans rancune
    J'aurai plus jamais mal aux dents
    Me v'là dans la fosse commune
    La fosse commune du temps


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  •                                                                       Guy Béart

    J'ai pris la route et je conduis
    Dans une boite à travers nuit
    Dans une machine en acier
    Une machine de sorcier
    Il y a du sable dans les freins
    Un avertisseur en airain
    Qui crie à chaque carrefour
    "À qui le tour ? À qui le tour ?"

    {Refrain x2:}
    Cercueil à roulettes
    Tombeau à moteur

    Aussi vite que je vis, je meurs

    Je pars les cheveux dans le vent
    Oui, mais je pars les pieds devant
    J'aurai plus de mal que de peur
    Je porte ma planche et mes fleurs
    Dans ce cimetière ambulant
    Où la couronne est un volant
    Mon sapin est horizontal
    Il tourne, cet arbre en métal

    {au Refrain, x2}

    Je fais feu de mes quatre roues
    Je creuse moi-même mon trou
    Au virage en deux ou trois chocs
    Je creuse mon trou dans le roc
    Je suis si bien dans mon auto
    Renversée au flanc du coteau
    Je suis déjà dans le tiroir
    Et vous passerez sans me voir

    {au Refrain, x2}

    Je dors cette nuit au grand air
    Mon souffle dans l'herbe se perd
    Ma dernière étoile a pâli
    Je rêve dans mon dernier lit
    Ces chants d'oiseaux, je les entends
    Je crois bien qu'il fera beau temps
    Il y aura dans les chemins
    Des fiancés main dans la main

    {au Refrain, x2}

    Aussi vite que je vis, je meurs

    Pa la ba la ba la pam...


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