• POEMES divers

    Antoine POL- Les passantes...

    Arthur Rimbaud - Les Effarés

    Charles Baudelaire- Élévation

    François Villon- Ballade des dames du temps jadis

    Georges Brassens- Pénélope (Paroles de la chanson)

    Jean Richepin-Les Oiseaux De Passage

    Paul Fort- La marine

    Bernard DIMEY : poèmes, biographie, oeuvres et recueils

  • Ô vie heureuse des bourgeois               
    Qu'avril bourgeonne
    Ou que décembre gèle,
    Ils sont fiers et contents

    Ce pigeon est aimé,
    Trois jours par sa pigeonne
    Ça lui suffit il sait
    Que l'amour n'a qu'un temps

    Ce dindon a toujours
    Béni sa destinée
    Et quand vient le moment
    De mourir il faut voir

    Cette jeune oie en pleurs
    C'est là que je suis née
    Je meurs près de ma mère
    Et je fais mon devoir

    Elle a fait son devoir
    C'est à dire que onques
    Elle n'eut de souhait
    Impossible elle n'eut

    Aucun rêve de lune
    Aucun désir de jonque
    L'emportant sans rameur
    Sur un fleuve inconnu

    Et tous sont ainsi faits
    Vivre la même vie
    Toujours pour ces gens là
    Cela n'est point hideux

    Ce canard n'a qu'un bec
    Et n'eut jamais envie
    Ou de n'en plus avoir
    Ou bien d'en avoir deux

    N'avoir aucun besoin
    De baiser sur les lèvres
    Et loin des songes vains
    Loin des soucis cuisants

    Posséder pour tout coeur
    Un viscère sans fièvre
    Un coucou régulier
    Et garanti dix ans

    Ô les gens bien heureux
    Tout à coup dans l'espace
    Si haut qu'ils semblent aller
    Lentement en grand vol

    En forme de triangle
    Arrivent planent, et passent
    Où vont ils? ... qui sont-ils ?
    Comme ils sont loin du sol

    Regardez les passer, eux
    Ce sont les sauvages
    Ils vont où leur désir
    Le veut par dessus monts

    Et bois et mers et vents
    Et loin des esclavages
    L'air qu'ils boivent
    Ferait éclater vos poumons

    Regardez les avant
    D'atteindre sa chimère
    Plus d'un l'aile rompue
    Et du sang plein les yeux

    Mourra. Ces pauvres gens
    Ont aussi femme et mère
    Et savent les aimer
    Aussi bien que vous mieux

    Pour choyer cette femme
    Et nourrir cette mère
    Ils pouvaient devenir
    Volailles comme vous

    Mais ils sont avant tout
    Des fils de la chimère
    Des assoiffés d'azur
    Des poètes des fous

    bis
    Regardez les vieux coqs
    Jeune oie édifiante
    Rien de vous ne pourra
    Monter aussi haut qu'eux

    Et le peu qui viendra
    D'eux à vous
    C'est leur fiante
    Les bourgeois sont troublés
    De voir passer les gueux

    Jean Richepin chanté par Brassens

       


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  •  

                                           Chemin succinct... 

    Fin du constructeur français de camions... pour investir au Japon...(choix d'État

     

    Image de la France !...Non-maître de son destin...

    Le camion ! Sans autonomie économique ; c'était très important !...

    Stop ! Avec la politique qui vide et détruit le pays... Pas très malin ;

    Chômage !. Petit à petit les usines ferment ; c'est "donnant, donnant"...

     

    Que c'est Dommage! que Volvo;

    Puisse acheter nos bons camions,

    Renault Trucks, constructeur "dernier"...

    Vient de l'Union de Saviem, et

    l'ancien Berliet, camions si gros!

    poussés, tirés, avec des bons

    Moteurs, turbos très activés,

    par pompe sigma diesel et   (pompe diesel)

    Sa super injection réglo...

     

    "Renault Trucks, perd totalement son autonomie"

                                                                    Ah! quel gâchis...  

                                         R.F

     


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  • Je veux dédier ce poème
    A toutes les femmes qu'on aime
    Pendant quelques instants secrets
    A celles qu'on connait à peine
    Qu'un destin différent entraîne
    Et qu'on ne retrouve jamais
    A celle qu'on voit apparaître
    Une seconde à sa fenêtre
    Et qui, preste, s'évanouit
    Mais dont la svelte silhouette
    Est si gracieuse et fluette
    Qu'on en demeure épanoui
    A la compagne de voyage
    Dont les yeux, charmant paysage
    Font paraître court le chemin
    Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
    Et qu'on laisse pourtant descendre
    Sans avoir effleuré sa main
    A la fine et souple valseuse
    Qui vous sembla triste et nerveuse
    Par une nuit de carnaval
    Qui voulu rester inconnue
    Et qui n'est jamais revenue
    Tournoyer dans un autre bal
    A celles qui sont déjà prises
    Et qui, vivant des heures grises
    Près d'un être trop différent
    Vous ont, inutile folie,
    Laissé voir la mélancolie
    D'un avenir désespérant
    Chères images aperçues
    Espérances d'un jour déçues
    Vous serez dans l'oubli demain
    Pour peu que le bonheur survienne
    Il est rare qu'on se souvienne
    Des épisodes du chemin
    Mais si l'on a manqué sa vie
    On songe avec un peu d'envie
    A tous ces bonheurs entrevus
    Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
    Aux c?urs qui doivent vous attendre
    Aux yeux qu'on n'a jamais revus
    Alors, aux soirs de lassitude
    Tout en peuplant sa solitude
    Des fantômes du souvenir
    On pleure les lêvres absentes
    De toutes ces belles passantes
    Que l'on n'a pas su retenir
                                                (poème de Antoine POL) chanté par Brassens

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  • La marine

    On les r'trouve en raccourci
    Dans nos p'tits amours d'un jour
    Toutes les joies, tous les soucis
    Des amours qui durent toujours

    C'est là l'sort de la marine
    Et de toutes nos p'tites chéries
    On accoste. Vite ! un bec
    Pour nos baisers, l'corps avec

    Et les joies et les bouderies
    Les fâcheries, les bons retours
    Il y a tout, en raccourci
    Des grandes amours dans nos p'tits

    On a ri, on s'est baisés
    Sur les neunoeils, les nénés
    Dans les ch'veux à plein bécots
    Pondus comme des oeufs tout chauds

    Tout c'qu'on fait dans un seul jour!
    Et comme on allonge le temps!
    Plus d'trois fois, dans un seul jour
    Content, pas content, content

    Y a dans la chambre une odeur
    D'amour tendre et de goudron
    Ça vous met la joie au coeur
    La peine aussi, et c'est bon

    On n'est pas là pour causer
    Mais on pense, même dans l'amour
    On pense que d'main il fera jour
    Et qu'c'est une calamité

    C'est là l'sort de la marine
    Et de toutes nos p'tites chéries
    On s'accoste. Mais on devine
    Qu'ça n'sera pas le paradis

    On aura beau s'dépêcher
    Faire, bon Dieu ! la pige au temps
    Et l'bourrer de tous nos péchés
    Ça n'sera pas ça ; et pourtant

    Toutes les joies, tous les soucis
    Des amours qui durent toujours !
    On les r'trouve en raccourci
    Dans nos p'tits amours d'un jour
     
         Fort Paul                                   Georges brassens

     


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  • Ballade des dames du temps jadis

    Dites-moi où, n'en quel pays,
    Est Flora la belle Romaine,
    Archipiades, ni Thais,
    Qui fut sa cousine germaine,
    Écho parlant quand bruit on mène
    Dessus rivière ou sus étang,
    Qui beauté eut trop plus qu'humaine.
    Mais où sont les neiges d'antan ?

    Où est la très sage Hélois,
    Pour qui châtré fut et puis moine
    Pierre Esbaillart à Saint Denis ?
    Pour son amour eut cette essoyne.
    Semblablement où est la reine
    Qui commanda que Buridan
    Fut jeté en un sac en Seine ?
    Mais où sont les neiges d'antan ?

    La reine Blanche comme lys
    Qui chantait à voix de sirène,
    Berthe au grand pied, Bietris, Alis,
    Haremburgis qui tint le Maine,
    Et Jeanne la bonne Lorraine
    Qu'Anglais brulèrent à Rouen ;
    Où sont-ils, où, Vierge souv'raine ?
    Mais où sont les neiges d'antan ?

                             François Villon - chanté par Brassens


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