Jean Ferrat 1963 Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent Ils se croyaient des hommes,...
Lire la suiteLéo Ferré- Ne plus écrire enfin attendre le signalCelui qui sonnera doublé de mille octavesQuand passeront au vert les morales suavesQuand le bien peignera la crinière du Mal Quand les bêtes sauront qu'on les met dans des platsQuand les femmes mettront...
Lire la suiteLéo Ferré Bipède volupteur de lyreépoux châtré de PolymnieVérolé de lune à confireGrand-duc bouillon des librairiesMaroufle à pendre à l'hexamètreVoyou décliné chez les grecsAlbatros à chaîne et à guêtresCigale qui claque du bec Poète, vos papiers ! J'ai...
Lire la suiteGuy BÉART Je n’ai plus de painJe n’ai plus de vinJe n’ai plus que toi, ma vieilleJe n’ai plus que toiQui cours à ma voixLa nuit lorsque je m’éveilleEt ma bouche mordEncor et encorLe lait que tu me portesQu’il est doux alorsTandis que tout dortDe boire...
Lire la suiteGuy Béart Les enfants de bourgeois jouent à, jouent à,Les enfants de bourgeois jouent à la misère.Ils marchent déguisés en mendiants distingués:ça coûte cher les jeans rapiécés.Ils ont pris nos vêtements, nos bleus et nos slogans.Leur beau linge les attend...
Lire la suiteDaniel Balavoine Je m'présente, je m'appelle HenriJ'voudrais bien réusiir ma vie, être aiméEtre beau gagner de l'argentPuis surtout être intelligentMais pour tout ça il faudrait que j'bosse à plein temps J'suis chanteur, je chante pour mes copainsJ'veux...
Lire la suiteBrassens Georges Elle n'a pas encor de plumesLa flèch' qui doit percer son flancEt dans son cœur rien ne s'allumeQuand elle cède à ses galantsElle se rit bien des gondolesDes fleurs bleues, des galants discoursDes Vénus de la vieille écoleCell's qui font...
Lire la suiteHenri Tachan Pauvres adultes qui passezA la démarche compasséeSur vos yeux sévères des lunettesEt des bilans dans vos serviettes Pauvres adultes qui croyezEtre immortels être vouésA quelque mission planétaireVous ressemblez comme des frères Aux serpents...
Lire la suiteMichel Sardou Tambour-major, vous m'entendez?Je vous ordonne de jouerLa marche en avant, la marche en avant.Il faut vaincre ou il faut mourirMais plus question de réfléchir,Jouez-moi la marche en avant,La marche en avant. Un mort pour un mètre carré,Voilà...
Lire la suiteJacques Bertin C'est le cœur qui a mal, je crois, Mario, c'est le cœursimplementMais d'une si infiniment infime douleur qu'un violonNe saurait, même au plus ténu de son registre, l'apaiserMario, à peine comme au loin les jours de pluie une fumée Comme...
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