Léo Ferré Tout est affaire de décorChanger de lit changer de corpsA quoi bon puisque c’est encoreMoi qui moi-même me trahisMoi qui me traîne et m’éparpilleEt mon ombre se déshabilleDans les bras semblables des fillesOù j’ai cru trouver un pays. Cœur léger...
Claude Lévéillée Je me fous du monde entierQuand Frédéric me rappelleLes amours de nos quinze ansNos chagrins, notre chez-soiSans oublierLes copains des perronsAujourd’hui dispersés aux quatre vents On n’était pas des poètesNi curés, ni malinsMais papa...
Alain Barrière Ce fuel qui giclait de ton ventreC'était comme un défi lancéA l'intelligence du mondeDu monde dit civilisé Mais ça fait mal la connerieSur cent kilomètres allongésCe chef d'œuvre de veulerieDonnait quasiment la nausée Où va la vie, où va...
Georges Brassens On n'a pas besoin de la luneQuand on est vraiment amoureuxPas besoin de vent sur la luneNi de sources ni de ciel bleuDu moment qu'on aime sa bruneÇa suffit pour qu'on soit heureuxLes yeux dans les yeux et le c'ur joyeuxOn oublie la terre...
Pierre Bachelet Moi, je ferai le tour de mon quartierPour annoncer son arrivéeMon enfant est né, mon enfant est làEt je brûlerai la nuit une dernière foisEt les amis des jours d’éclatBoiront à tomber quand l’enfant viendra Mais j’irai dire aux hommes...
Louis ville Embrasse-moi encoreEmbrasse-moi enfinDe ton coeur sur mon corpsDe tes mains sur mes reins Embrasse-moi très fortEmbrasse-moi comme siJ'étais le dernier portJuste avant la folie Fais comme si le sortNous lançais un défiA la passion qui dortA...
Jean-Roger Caussimon Entourloupé par les malfrats et succombant sous les contraintes, je change de style, les gars, j’abandonne les demi-teintes. Je tire à vue et dans le tas, bordel à cul charrette à bras, Verlaine avait au moins l’absinthe qu’en 14...
- Léo Ferré - La vie est une scèneJe fais mon cinémaJe dis que tout baigne même quand ça ne va pasIl m'arrive même de pleurer dans mes brasTard dans la nuit pour que personne me voitNon, ce n'est pas facile de vivre avec soiDe faire ce que les autres...
Georges Moustaki Mon fils tu as mauvaise mineTu devrais prendre soin de toiN'oublie jamais tes vitaminesCouvre-toi bien quand il fait froidJe sais que tu n'as plus neuf ansMais tu es encore mon enfantElles sont toujours sur le qui-viveLes mères juives...
Bernard Dimey Ma sœur avait un cul quasiment historiquemêm’ les vieux du quartier n’avaient jamais vu mieuxil était insolent, il était poétiqueet le plus fort de tout c’est qu’il faisait sérieuxOn venait de très loin voir cette pièce uniqueHistoire de...
Ma cabane au canadaEst blottie au fond des boisOn y voit des écureilsSur le seuilSi la porte n'a pas de cléC'est qu'il n'y a rien à volerSous le toît de ma cabane au CanadaElle attend engourdie sous la neigeElle attend le retour du printemps Ma cabane...
Georges Moustaki Le jeune facteur est mortIl n'avait que dix-sept ansTout est fini pour lui maintenantL'amour ne peut plus voyagerIl a perdu son messager C'est lui qui venait chaque jour Les bras chargés de tous mes mots d'amour C'est lui qui portait...
Brassens Georges Elle n'a pas encor de plumesLa flèch' qui doit percer son flancEt dans son cœur rien ne s'allumeQuand elle cède à ses galantsElle se rit bien des gondolesDes fleurs bleues, des galants discoursDes Vénus de la vieille écoleCell's qui font...
Léo Ferré- Ne plus écrire enfin attendre le signalCelui qui sonnera doublé de mille octavesQuand passeront au vert les morales suavesQuand le bien peignera la crinière du Mal Quand les bêtes sauront qu'on les met dans des platsQuand les femmes mettront...
Georges BRASSENS C'est à travers de larges grillesQue les femelles du cantonContemplaient un puissant gorilleSans souci du qu'en-dira-t-on Avec impudeur, ces commèresLorgnaient même un endroit précisQue, rigoureusement ma mèreM'a défendu de nommer ici...
Claude Nougaro Dans le désert du papier blancMes vieux chameaux de mots naviguentCroisant parfois les ossementsD'un poème mort de fatigueJ'ai soifBédouin brûlé par l'aveuglantNéon d'un néant, sèche doucheJe marche, marche, m'ensablantUn bâillon d'encre...
Guy Béart Les enfants de bourgeois jouent à, jouent à,Les enfants de bourgeois jouent à la misère.Ils marchent déguisés en mendiants distingués:ça coûte cher les jeans rapiécés.Ils ont pris nos vêtements, nos bleus et nos slogans.Leur beau linge les attend...
Nicolas Peyrac On le sait très bien, le temps passeEt aucun de nous n'y échappeOn a beau se voiler les yeuxRépéter qu'on s'ra jamais vieuxOn n'a qu'un seul tour de pisteAvant l' final sacrifice Laisse dehors les regretsLes mauvais sorciersVis ta vieBalayés...
Jacques Brel Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeuxMême riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un coeur pour deuxChez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antanQue l'on vive à...
Viens-t'en, ma chatte, viens-t'enPose tes griffes, pose tes dentsViens ronronner sur le coussinMa tête contre tes tétinesViens ma chatonne, viens ma félineMa siamoise beige, allez viens Viens-t'en, ma chatte, viens-t'enPose tes griffes, pose tes dentsVois...
Henri Tachan Que t'ai-je fait,Mouche?J'tai pourtant pas embrassée sur laBouche,Tu me fais ta ronde d'amour,Je crois que j'ai fait une Touche...Que t'ai-je fait,Mouche?Je suis ton vol et mes yeuxLouchent,T'ai-je apprivoisée? Ce s'raitLouche... Tes compagnes...
Bertrand Belin ToutJe vois toutJ'entends toutJe vois toutJ'entends tout D'où je suisJe vois toutJ'entends toutTout ToutLes enfants qui s'en vont à l'écoleLes parents, leurs yeux flousJe sens leur parfumJe vois toutJ'entends tout ToutLe ciel qui s'assombrieJe...
Georges Brassens Tu t'en iras les pieds devant,Ainsi que tout ceux de ta race,Grand homme qu'un souffle terrasse.Comme le pauvre fou qui passe,Et sous la lune va rêvant,De beauté, de gloire éternelle,Du ciel cherché dans les prunelles,Au rythme pur des...
Les seins gonflés des filles posés sur la corbeille D'un corsage ent'ouvert pour le client d'un soir, La Tirelire du Sexe où coulent la groseille, Les cascades de stupre, les torrents de dollars... "A table! A table!" Le hippy qu'on bastonne, l'immigré...
Claude Nougaro Sur l'écran noir de mes nuits blanches Moi je me fais du cinéma Sans pognon et sans caméra Bardot peut partir en vacances: Ma vedette, c'est toujours toi Pour te dire que je t'aime, rien à faire, je flanche: J'ai du cœur mais pas d'estomac...