Aristide Bruant. 1895 C'est les petits des grandes villes,Les petits aux culs mal lavés,Contingents des guerres civilesQui poussent entre les pavés. Sans gâteaux, sans joujoux, sans fringues,Et quelquefois sans pantalons,Ils vont dans les vieilles redinguesQui...
Lire la suiteFrançois Béranger Puisque la seule valeur qui vailleDans cette fin de millénaireC'est la monnaie, la mitraille,Le fric, le pèze, le numéraire Les avoirs et les pépettes,La fortune, la grosse galette,Le flouze et les picaillons,Le capital, et le pognon...
Lire la suiteColette Magny Répression, répression, répressionAlors on garde son sang froid ? Aie - oh pardon, je vous ai écrasé le gros orteilJe suis des brigades d'intervention Répression, répression, répressionVous êtes qu'un passant, mais maintenant pour les manifestantsles...
Lire la suiteNougaro Claude Mai mai mai Paris mai Mai mai mai Paris Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite Le vent a dispersé les cendres de Bendit Et chacun est rentré chez son automobile. J'ai retrouvé mon pas sur le...
Lire la suiteJean Ferrat 1963 Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent Ils se croyaient des hommes,...
Lire la suiteLéo Ferré- Ne plus écrire enfin attendre le signalCelui qui sonnera doublé de mille octavesQuand passeront au vert les morales suavesQuand le bien peignera la crinière du Mal Quand les bêtes sauront qu'on les met dans des platsQuand les femmes mettront...
Lire la suiteHenri Tachan Pauvres adultes qui passezA la démarche compasséeSur vos yeux sévères des lunettesEt des bilans dans vos serviettes Pauvres adultes qui croyezEtre immortels être vouésA quelque mission planétaireVous ressemblez comme des frères Aux serpents...
Lire la suiteMichel Sardou Tambour-major, vous m'entendez?Je vous ordonne de jouerLa marche en avant, la marche en avant.Il faut vaincre ou il faut mourirMais plus question de réfléchir,Jouez-moi la marche en avant,La marche en avant. Un mort pour un mètre carré,Voilà...
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Pierre Perret La mère des cons Chacun a droit à ses consMoi j’ai les miens c’est des bonsIls sont constants ils sont profondsC’est des experts ils ont un donMais les cons les plus heureuxSont ceux qui baisent entre euxUne fois par an pour êt’ fécondsEn...
Lire la suiteL'Internationale, interprétée par Marc Ogeret (1932-2018 ...) Debout, les damnés de la terreDebout, les forçats de la faimLa raison tonne en son cratère,C'est l'éruption de la faim.Du passé faisons table rase,Foule esclave, debout, deboutLe monde va changer...
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